Dossier

LA TABLE ‘BOMBA ATOMICA’ DE SIMONE ZANONI

28 février 2026
Par : Sophie KOMAROFF

Pièces sur-mesure, collaborations artisanales et recherche chromatique affirmée : Simone Zanoni signe une table méditerranéenne où chaque détail est au service de l’expérience. Une exigence prolongée en cuisine via son engagement auprès de Lagostina qui célèbre ses 125 ans.

Au restaurant Le George du palace parisien George V, Simone Zanoni n’envisage pas l'art de la table comme un simple écrin. Aux yeux du célèbre chef italien, « aller au restaurant est avant tout un plaisir, une expérience. Un chef doit avoir un fil conducteur qui passe par l'art de la table et divers ressorts sensoriels : les convives ne déjeunent ou ne dînent plus seulement avec la bouche mais avec tous leurs sens : la vue, l’ouïe, etc. 

Plus l'expérience est aboutie, plus le client aura envie de la revivre. L’art de la table est donc extrêmement important, et nous privilégions le sur-mesure pour proposer des pièces uniques : c’est ainsi que se crée l'ADN de l’établissement. ». 

La signature de sa table est naturellement italienne. Solaire. Le bleu y domine, notamment décliné sur de nombreuses assiettes développées avec J.L Coquet (dont la Bubble est l’assiette fétiche du chef), Jaune de Chrome, ou Feeling’s Sylvie Coquet. 

Du service des amuse-bouches à celui du thé et du café, cette palette qui fait référence à la Méditerranée participe à la création d’un univers cohérent, sans pour autant prendre un parti minimaliste. « Je suis quelqu’un d’un peu extravagant. J’aime l'élégance, mais aussi le contraste », sourit Simone Zanoni. 

Cette extravagance se retrouve par touche, avec les carafes en forme de homard, de poulpe ou de poisson, les verres à eau bleus, ou encore la ballerine dont la robe bombée fait office de plat de service pour le jambon tranché, créés par l’artisan verrier italien Massimo Lunardon. 

Et si les couverts utilisés au George sont signés Orfévrerie de France, Simone Zanoni assume son penchant pour des motifs plus atypiques, par exemple le crâne gravé au dos de couteaux à steak fabriqués par l’artisan suédois Anarchy Knives. 

Pour la dégustation des vins, Simone Zanoni travaille depuis plus de quinze ans avec MarkThomas, en raison de la finesse et de la légèreté de ses verres dont il a également équipé La Mamounia à Marrakech : « Le choix du verre doit nécessairement être à la hauteur du vin servi », résume-t-il.

L'ESPRIT DE LA FAMIGLIA

C’est dans une logique similaire que s'inscrit son engagement auprès de Lagostina dont il est ambassadeur depuis plusieurs années et dont il utilise les produits au George. En 2026, la marque d’ustensiles de cuisson célèbre 125 ans d’art de vivre à l’italienne. 

En cuisine, les indispensables de Simone Zanoni racontent une histoire de gestes et d’usage. Parmi ses fondamentaux, la Saltapasta, sa préférée, « le wok à l'italienne », et qui sert à incorporer les pâtes à la sauce. 

Simone Zanoni privilégie l’acier inoxydable pour la cuisson, avec un recours aux ustensiles revêtus céramique uniquement limité aux aliments délicats. Parmi les autres essentiels du chef : les cocottes en fonte émaillée Lagostina pour les mijotés, et bien entendu la Pastaiola, indispensable pour égoutter les pâtes tout en récupérant l’eau de cuisson essentielle aux sauces. 

L’attachement de Simone Zanoni à la marque italienne est certes technique, mais aussi culturel, dans l’esprit de la famiglia. « Ma mère cuisinait tout dans l’autocuiseur Lagostina, souligne-t-il. La marque est aussi associée à la dote en Italie, c’est-à-dire les cadeaux aux futurs mariés pour équiper leur foyer : linge de maison, vaisselle, et s’ils étaient chanceux, ustensiles Lagostina, marque haut de gamme signe d’un investissement durable. » 

Sa collaboration avec le fabricant italien englobe également le développement produit : création d’une Saltapasta avec couvercle en verre en édition limitée en 2025, développement des collections 2026 et d’ores-et-déjà recherche pour les lancements 2027-2028.

En cuisine, Simone Zanoni résume ses gestes clés en trois verbes : saltare (« sauter »), mijoter, snacker. Et, pour les accompagner, quelques ustensiles fétiches : la pince et la louche pour le dressage des spaghettis, la spatule thermoplastique Mastrad « parfaite pour la pâtisserie et la cuisine », l’éplucheur et les râpes Microplane, sans oublier son couteau japonais, œuvre d’un artisan rapporté d’un voyage au pays du Soleil-Levant. 

Autres compagnons du chef : les robots KitchenAid et Thermomix. Simone Zanoni ne fait pas se répondre la salle et la cuisine : il les fait dialoguer en permanence pour que chaque détail affirme la signature du lieu.

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